Communiqués de presse

Grèce: sur le Mont Olympe, les efforts comme les olives ne se partagent pas!

28 février 2010

La situation économique et sociale de la Grèce, on la connait: taux de croissance en berne, chômage en hausse, dette abyssale; le cocktail est amère, voire acide. Le fruit de financiers cupides (Goldman Sachs) et d’irresponsables politiques qui, main dans la main, dansaient un tango pour le moins bancal sur le Mont Olympe.

Proche du précipice, on pensait que l’urgence était à la réforme de fond, à la remise à plat du système économique et financier, bref, au courage. Il fallait travailler sur la lutte contre l’économie souterraine, sur les fraudes, sur la prééminence des budgets de la défense… bref, sur tous ces paramètres anormaux qui plombent, en premier lieu, l’économie grecque et sa capacité à engager une dynamique de progrès social. Mais non, à ce niveau on nous affirme que l’urgence c’est surtout de ne rien faire. Pour ne pas venir perturber les premiers signes d’un retour à la croissance qui, nous dit-on, pourrait revenir bientôt …De qui se moque t-on?! Le choix s’est porté sur la promotion d’un plan de rigueur et d’austérité sociale. Sous couvert de l’urgence, le « remède » conçu par les dirigeants grecs et les responsables européens préconisent une réduction drastique des salaires et des retraites, une augmentation des impôts, la privatisation d’un large pan des entreprises publiques, la limitation des services de santé et des services publics… bref, toute la panoplie classique de l’ultra-libéralisme, alors que paradoxalement, c’est ce même ultra-libéralisme qui a causé la situation de crise mondiale qui affecte la Grèce. Qui plus est, une facture bien salée à l’adresse de tous ceux qui précisément ne sont pas responsables de cette crise et qui doivent en assumer seuls toutes les conséquences. Comme le précise à juste titre la Confédération européenne des syndicats (CES), plutôt que de viser des solutions court-termistes qui n’auront pour effet que d’asphyxier encore plus l’économie grecque, il fallait considérer le problème de la crise en Europe dans sa globalité, déclencher des mécanismes de solidarité inter-Etats membres, déployer des politiques communautaires nouvelles. En choisissant de laisser chaque pays gérer son problème dans son coin, l’Europe a laissé la Grèce s’empêtrer dans ses difficultés… Nous devons immédiatement tirer toutes les conclusions qui s’imposent, et parmi les plus urgentes, nous mobiliser pour que les logiques du plan de sauvetage de la Grèce soit profondément revues. Notre responsabilité est avant tout de protéger les individus, les plus faibles et les plus précaires, contre les incidences dramatiques issues des erreurs du Marché et de la sphère financière. Ensuite, nous devons nous battre pour qu’enfin, l’Europe devienne l’entité politique, économique et sociale qu’elle devrait être. Dans la rue hier, les Grecs demandaient un partage équilibré et équitable des efforts. Il ne peut, en effet, y avoir « Urgence » pour les uns et « Mansuétude » sur l’Olympe!

Communiqués de presse

Union pour la Méditerranée, évaluation et perspective : intervention de Marielle de Sarnez

23 février 2010

La commission des Affaires Étrangères du Parlement européen a organisé le mardi 23 février une audition publique sur « l’Union pour la Méditerranée : évaluation et perspective ». En sa qualité de rapporteur pour avis de la commission du Commerce International sur ce thème, Marielle de Sarnez a interpelé le représentant de la BEI et de la Commission européenne.

Communiqués de presse

La provocation, quand elle est travaillée et qu’elle est voulue, n’a pas grand intérêt !

20 février 2010

A ce petit jeu, M. Allègre, détiendrait-il comme M.Nicolin et M.Frêche, tous trois du Département de l’Hérault, une tendance aigue à la provocation ?

Car, (on peut le regretter) mais c’est de cette partition, que Claude Allègre a choisi de jouer, en sabordant d’un revers de main les aspects androïdes du changement climatique qui avaient mis si longtemps à émerger dans les consciences collectives.

Comment peut-on affirmer de manière aussi abrupte que, depuis le début de l’industrialisation, l’activité humaine ne participe pas à l’augmentation de la température ? Que celle-ci est, en outre, de nature à provoquer d’énormes déséquilibres ?

Pour autant, et bien évidemment, dire que les gaz à effets de serre constituent le seul enjeu environnemental relève de la litote: la famine, la pollution des fleuves et de la mer, la question des déchets ménagers comme des substances radioactives civiles et militaires sont autant d’éléments qui, remis dans leur globalité forme un tout solidaire. Jouer d’un seul instrument, peut donc rendre la mélodie simpliste, certes, et à ce niveau le recadrage de Claude Allègre peut paraitre opportun. Mais, venir délégitimer le GIEC de manière si violente n’est pas digne de ce géophysicien reconnu. 5000 scientifiques qui travaillent collectivement sur le même sujet, n’est-ce pas un exemple à suivre pour les autres problématiques ! Certains de ses scientifiques, de différentes cultures d’ailleurs, peuvent se tromper parfois (comme sur les prévisions réalisées sur l’Himalaya) mais ils corrigent! Et c’est là tout le sens de leur mérite! Ceci est sain et loin, très loin de l’aveuglement dénoncé par M. Allègre !

Je saisis pour ma part l’occasion pour soutenir ce collectif de chercheurs et encourage celui-ci à renforcer les réflexions quant aux réponses à apporter au quotidien.

Dans ce flux permanent de réactions aux réactions, il n’y a pourtant pas que sur le changement climatique que le débat s’agite…et dérape !

A quelques semaines des régionales, une telle dirigerait la Région Poitou-Charentes comme sous la Werhmart, un autre assurerait la gestion de son Conseil Régional comme un fasciste mussolinien ! Disons le tout net, ce n’est pas au niveau !

Est-il besoin d’en rajouter et de devenir, dans ce cadre là, aussi grossier que M.Frêche ?

Cela ne fait qu’augmenter le score de ce dernier. Et au départ, me semble-t-il, ce n’était pas le but recherché.

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