Communiqués de presse

Démagogie et démocratie

23 mars 2010

De la même manière qu’en sport, où le dopage a toujours une longueur d’avance, la démagogie devance bien souvent la Démocratie. Quitte à menacer son intégrité?

On peut effectivement s’interroger ! Certes le phénomène n’est pas nouveau : Disons le tout net, la démagogie est aussi ancienne que la démocratie. Cela n’en diminue en rien son aspect destructeur de l’intérêt général.
Dans ces dernières décennies, le « vivre ensemble » s’en est trouvé considérablement déstabilisé.
Au discours-programme de 1995 sur la « fracture sociale » de Jacques Chirac ,dépourvu de tout acte permettant de la réduire, a succédé la promesse plus récente de Nicolas Sarkozy que l’Etat pouvait tout en matière de sécurité ! Pire encore, le désormais célèbre (et démagogique au possible) slogan « travailler plus pour gagner plus », quand bien même les séniors, ou les salarié-e-s du temps partiel aimeraient bien travailler à temps complet !
Dans ce contexte, la campagne régionale a également reçu sa dose !
Aux annonces cocasses de l’UMP du type « création de wagons dans les trains de banlieues réservé aux femmes », leur désinformation sur les questions de fiscalité locale, sur le supposé bilan catastrophique des régions de gauche dans leur petit « livre noir des régions socialistes », on répond à qui veut l’entendre que les régions constitueront demain plus encore qu’hier, un rempart de poids face à la majorité présidentielle.
Au regard des prérogatives des collectivités territoriales, de surcroit en proie à une perte de l’autonomie fiscale, cela révèle de la tartuferie. En 2009, le budget global des régions représente 26,6 milliards d’euros, soit 2,5% du total des dépenses publiques ! C’est incontestablement une coquette somme, mais au fond, la plupart des dépenses locales destinées aux lycées, aux transports régionaux, à l’aide à la formation professionnelle correspondent à des postes budgétaires structurels largement consensuels. De ces faux semblants, de ces promesses convenues, la majorité de nos concitoyens (plus de 23 millions au premier tour) ont préféré s’en éloigner et se réfugier dans l’abstention.
C’est indéniablement la donnée clé de cette échéance politique sur laquelle l’ensemble de nos formations doivent aujourd’hui plancher avec humilité et autocritique.
Pour beaucoup de nos concitoyens les politiques « ne servent plus rien ». Un slogan simple et bref qui exprime toute la déconnexion entre l’élu et le citoyen, ainsi que la décrédibilisassion de la classe politique, face à des citoyens désabusés.

Comment alors recueillir les suffrages, sans céder à la tentation du discours simpliste, du slogan populiste et de la paresse intellectuelle ?

Certes, il existe un « désavantage compétitif » à parler vrai. Les réalités économiques, sociales ou sociétales sont complexes tant à saisir qu’à théoriser.

Le rôle des médias est primordial dans ce domaine. De part les formats courts, les slogans et autres théories rapides et rudimentaires y ont une place de choix. En matière de communication, la démagogie est souvent reine. La notion de « réseau social » est particulièrement des « amis » Facebook, à laquelle on a tous plus ou moins cédé, comme les 140 caractères de statut Twitter n’aident pas beaucoup ! La prime à l’échappée démagogique, au coup permanent, à la visibilité, à la petite phrase dépourvue de sens… (cf. un député UMP qui réclame la démission de Raymond Domenech). Quoi qu’il en coute elle demeure régulièrement l’alpha et l’oméga des stratégies politiques.
La France a besoin de débat de fond car nous avons besoin d’innover, sur les retraites, sur la sécurité sociale. De la même manière, le Développement Durable ne peut se résumer à un slogan, à une solution miraculeuse ou un énième effet d’annonce stérile.
D’ou l’impérieuse nécessité de prendre un certain recul. De réfléchir, de dialoguer et de débattre. Ils sont généralement peu nombreux à y parvenir. Combien de démagogues pour un Mendès, un Delors, un Rocard, ou plus récemment un François Bayrou.
Ce n’est malheureusement pas un gage de réussite, mais a contrario pas une raison de renoncer à « parler vrai ».

Communiqués de presse

Nathalie Griesbeck interroge la commission sur le multilinguisme

18 mars 2010

Très attachée à la défense du multilinguisme et au respect de la diversité culturelle et linguistique au sein de l’Union Européenne, Nathalie Griesbeck a saisi, en janvier dernier, la Commission Européenne à ce sujet.

En effet, plusieurs pages du site internet de la Commission Européenne ou des Agences de l’Union Européenne ne sont pas traduites dans les 23 langues officielles de l’Union Européenne et de nombreuses pages sont uniquement disponibles en langue anglaise. En outre, les pages non traduites sont souvent celles qui concernent les appels à projets, les appels à proposition et éventuels financements de l’Union Européenne ou encore des consultations publiques, soit des pages intéressant directement les opérateurs économiques, ou tout simplement les citoyens de l’Union Européenne.

Le multilinguisme est un élément clé de la démocratie et de la transparence au service des citoyens dans les États membres ; Nathalie Griesbeck a ainsi tenu à interroger la Commission Européenne à ce sujet :
« Considérant que l’internet constitue l’outil de communication privilégié de la Commission Européenne qui y publie des informations officielles, notamment des appels à projets et des consultations publiques, quelles mesures, la Commission Européenne nouvellement investie compte-t-elle prendre pour assurer le respect du multilinguisme sur les sites internet de la Commission Européenne et des Agences? ».

Voici la réponse assez décevante, donnée par Madame Viviane Reding, Commissaire aux Libertés fondamentales, le 11 mars 2010 :

« La Commission reconnaît qu’il est important de veiller au multilinguisme de ses sites internet et elle a consacré une attention et des moyens particuliers au développement du portail EUROPA dans l’ensemble des langues officielles de l’Union européenne.

Conformément au règlement n° 1 du Conseil de 1958, modifié à plusieurs reprises en raison de la reconnaissance de nouvelles langues officielles, la Commission est tenue de traduire le droit européen et les documents s’y rapportant dans toutes les langues officielles de l’Union afin de permettre aux citoyens, aux entreprises, aux opérateurs économiques et aux autres personnes concernées de faire valoir leurs droits et de satisfaire à leurs obligations. Les documents législatifs sont disponibles dans toutes les langues officielles sur le site web de l’Union européenne. Cela vaut également pour les pages contenant des informations générales destinées au grand public et, en particulier, pour les pages relatives à un financement de l’Union ou à des consultations publiques, auxquelles l’honorable parlementaire fait allusion.

Soucieuse d’assurer une utilisation rationnelle des ressources limitées dont elle dispose, la Commission publie souvent les pages destinées à une audience plus spécialisée et les pages d’informations qui doivent être accessibles rapidement dans un nombre restreint de langues. En pareils cas, le besoin de traduction fait tout d’abord l’objet d’une évaluation dont l’un des paramètres est la capacité de traduction disponible.

La Commission a notamment créé, au sein de la direction générale de la traduction, une unité spécialisée qui permet d’informer les citoyens non seulement dans leur langue, mais dans un langage clair et accessible. L’éventail des langues dans lesquelles les informations sont publiées dépend de la nature de ces dernières (durée de validité, audience visée, etc.) et est adapté aux besoins, de manière à ce que l’argent du contribuable soit utilisé de manière efficace. Des traducteurs travaillent également au sein des représentations de la Commission dans les États membres.

Il convient enfin de souligner que chaque institution (ou organe) de l’Union est responsable de la traduction des pages web qu’elle (il) publie sur le portail EUROPA. La Commission n’a aucune compétence en ce qui concerne la traduction des sites web des autres institutions, des présidences du Conseil ou des agences ».

Communiqués de presse

Marielle De Sarnez défend la clause de sauvegarde dans l’accord de libre-échange UE-Corée

17 mars 2010

En sa qualité de membre de la commission du Commerce International du Parlement européen, Marielle de Sarnez est intervenue lors de l’échange de vues sur la proposition prévoyant les modalités d’application de la clause de sauvegarde telle que définie dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Corée.

Marielle de Sarnez a défendu le rôle et le pouvoir du Parlement européen dans ces négociations qui représente « les citoyens, et il est très important d’exprimer aussi leurs craintes dans ce type de dossier. »

Marielle de Sarnez a également soulevé « deux interrogations très profondes :

- la première sur le régime de ristourne afin qu’on analyse profondément si ceci ne crée pas une concurrence faussée entre la Corée et l’Union européenne;
- la deuxième question est une question plus profonde : il faut analyser cet accord majeur au regard du Traité de Lisbonne mais il faut davantage encore l’analyser au regard de la crise économique que nous vivons en Europe Nous vivons une destruction d’emplois, nous vivons une remise en cause de nos propres industries sur nos propres territoires {…}. Je demande que ce soit aussi à l’aune de la situation économique qui n’est pas bonne et des perspectives de situation économiques qui ne sont vraiment pas bonnes que nous puissions analyser profondément cet accord. »

(Le 15 octobre 2009, la Commission a paraphé un accord de libre-échange avec la Corée. L’accord comprend une clause de sauvegarde bilatérale lorsque, en raison de la libéralisation des échanges, des marchandises sont importées dans de telles proportions et à des conditions telles dans l’UE qu’elles causent ou menacent de causer un préjudice grave au secteur industriel de l’Union produisant des marchandises similaires ou directement concurrentes.)

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Pour Marielle de Sarnez, l’Union pour la Méditerranée doit favoriser un climat de confiance et de stabilité

16 mars 2010

Marielle de Sarnez a présenté, mardi 16 mars, son projet d’avis sur l’Union pour la Méditerranée en commission du Commerce International du Parlement européen.

Pour la Vice-présidente du groupe ADLE, « l’UpM semble avoir du mal à se mettre en place notamment du fait du degré de passivité dont font preuve les pays participants dont nombreux sont ceux qui se focalisent désormais sur leurs dossiers de coopération bilatérale avec l’UE {…} Le prochain sommet de l’UpM qui se réunira à Barcelone le 7 juin prochain doit être l’occasion d’une véritable relance de ce processus. »

En sa qualité de rapporteur pour avis, Marielle de Sarnez demande ainsi « que les accords d’association prennent désormais en compte les enjeux sociaux et environnementaux liés au changement climatique et à la crise économique et financière ».
« Nous pensons qu’il faut mettre en place une politique agricole qui préserve les impératifs de la souveraineté alimentaire; il faut empêcher la dépendance envers quelques produits – principalement agricoles – exportés vers l’Union européenne et qui limite la diversification des cultures locales, et éviter que les pays de la région se retrouvent obligés d’importer un nombre croissant de produits alimentaires de première nécessité(céréales, viande lait).

Enfin, dans l’ensemble, les régions du Maghreb et du Machrek restent assez divisées politiquement et le conflit israélo-palestinien est un obstacle particulier à la réalisation de la Zone de Libre Echange euro-méditerranéenne. C’est pourquoi il est très important de mettre en place des accords qui permettent de favoriser les discussions politiques et prévenir les crises. »

(Cet avis doit être voté en commission le 19 avril prochain pour une adoption en session plénière du Parlement européen de mai 2010 à Strasbourg).

http://www.dailymotion.com/videoxcm3h0

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Yann Wehrling : « La pomme de terre OGM contient des gènes de résistance aux antibiotiques, le risque est grand de les retrouver dans notre assiette »

3 mars 2010

Yann Wehrling, chef de file régionale du Mouvement Démocrate pour l’Alsace, a réagi à l’autorisation par la Commission européenne de la culture d’ »Amflora », la pomme de terre génétiquement modifiée de la firme agrochimique BASF.

Pour Yann Wehrling, « la pomme de terre OGM contient des gènes de résistance aux antibiotiques. Compte tenu du fait que ces gènes peuvent contaminer d’autres plantes, le risque est grand de les retrouver dans notre assiette. »

Il conclut : « En conséquence, la France ne doit pas autoriser sa culture sur son sol. »

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