Communiqués de presse

Nathalie Griesbeck interroge la commission sur le multilinguisme

18 mars 2010

Très attachée à la défense du multilinguisme et au respect de la diversité culturelle et linguistique au sein de l’Union Européenne, Nathalie Griesbeck a saisi, en janvier dernier, la Commission Européenne à ce sujet.

En effet, plusieurs pages du site internet de la Commission Européenne ou des Agences de l’Union Européenne ne sont pas traduites dans les 23 langues officielles de l’Union Européenne et de nombreuses pages sont uniquement disponibles en langue anglaise. En outre, les pages non traduites sont souvent celles qui concernent les appels à projets, les appels à proposition et éventuels financements de l’Union Européenne ou encore des consultations publiques, soit des pages intéressant directement les opérateurs économiques, ou tout simplement les citoyens de l’Union Européenne.

Le multilinguisme est un élément clé de la démocratie et de la transparence au service des citoyens dans les États membres ; Nathalie Griesbeck a ainsi tenu à interroger la Commission Européenne à ce sujet :
« Considérant que l’internet constitue l’outil de communication privilégié de la Commission Européenne qui y publie des informations officielles, notamment des appels à projets et des consultations publiques, quelles mesures, la Commission Européenne nouvellement investie compte-t-elle prendre pour assurer le respect du multilinguisme sur les sites internet de la Commission Européenne et des Agences? ».

Voici la réponse assez décevante, donnée par Madame Viviane Reding, Commissaire aux Libertés fondamentales, le 11 mars 2010 :

« La Commission reconnaît qu’il est important de veiller au multilinguisme de ses sites internet et elle a consacré une attention et des moyens particuliers au développement du portail EUROPA dans l’ensemble des langues officielles de l’Union européenne.

Conformément au règlement n° 1 du Conseil de 1958, modifié à plusieurs reprises en raison de la reconnaissance de nouvelles langues officielles, la Commission est tenue de traduire le droit européen et les documents s’y rapportant dans toutes les langues officielles de l’Union afin de permettre aux citoyens, aux entreprises, aux opérateurs économiques et aux autres personnes concernées de faire valoir leurs droits et de satisfaire à leurs obligations. Les documents législatifs sont disponibles dans toutes les langues officielles sur le site web de l’Union européenne. Cela vaut également pour les pages contenant des informations générales destinées au grand public et, en particulier, pour les pages relatives à un financement de l’Union ou à des consultations publiques, auxquelles l’honorable parlementaire fait allusion.

Soucieuse d’assurer une utilisation rationnelle des ressources limitées dont elle dispose, la Commission publie souvent les pages destinées à une audience plus spécialisée et les pages d’informations qui doivent être accessibles rapidement dans un nombre restreint de langues. En pareils cas, le besoin de traduction fait tout d’abord l’objet d’une évaluation dont l’un des paramètres est la capacité de traduction disponible.

La Commission a notamment créé, au sein de la direction générale de la traduction, une unité spécialisée qui permet d’informer les citoyens non seulement dans leur langue, mais dans un langage clair et accessible. L’éventail des langues dans lesquelles les informations sont publiées dépend de la nature de ces dernières (durée de validité, audience visée, etc.) et est adapté aux besoins, de manière à ce que l’argent du contribuable soit utilisé de manière efficace. Des traducteurs travaillent également au sein des représentations de la Commission dans les États membres.

Il convient enfin de souligner que chaque institution (ou organe) de l’Union est responsable de la traduction des pages web qu’elle (il) publie sur le portail EUROPA. La Commission n’a aucune compétence en ce qui concerne la traduction des sites web des autres institutions, des présidences du Conseil ou des agences ».

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