Communiqués de presse
« Un chauffeur routier ne doit pas travailler plus de 48h par semaine ! », par Jean-Luc Bennahmias
27 avril 2010
La Commission Emploi et Affaire Sociale du Parlement européen sur la bonne route !
Un chauffeur routier ne doit pas travailler plus de 48h par semaine !
En ce sens, la commission de l’Emploi et Affaires Sociales du Parlement européen a rejeté ce matin la proposition de la Commission européenne sur le temps de travail des chauffeurs routiers ! C’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des salariés du secteur. (lire la suite)
En 2006, selon les données officielles, 31 pour cent des conducteurs de l’Union européenne avaient le statut d’indépendant et la moitié d’entre eux étaient de « faux indépendants » exerçant la même activité qu’un chauffeur salarié mais sans rémunération juste, ni protection sociale digne de ce nom.
Cela explique la pression de plus en plus forte exercée pour recruter des salariés dont le « statut » restait particulièrement vague, précaire, et délibérément abusif sur le temps de travail.
Les chauffeurs routiers qu’il soit indépendants ou salariés ne sont pas des surhommes !
Si un chauffeur ne peut travailler plus de 48 heures par semaine en moyenne, l’indépendant pouvait, lui, en cas d’adoption de la proposition, conduire jusqu’à 86 heures par semaine !
Au stress et à la fatigue, responsables d’environ 20 pour cent des accidents de la route, il devenait urgent de mettre la ola à une concurrence déloyale qui met la sécurité des chauffeurs et des usagers de la route entre parenthèses et qui incline les fiches de paye toujours plus vers le bas.
L’objectif de rapprocher les conditions de travail en Europe est un long chemin. Avec ce rejet, une petite partie s’est gagnée ce matin. Il s’agit de rester sur ce chemin à l’avenir !
Communiqués de presse
Marielle de Sarnez déplore la timidité du programme de Travail de la Commission Européenne
20 avril 2010
Intervenant aujourd’hui à Strasbourg au nom du groupe del’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe en session plénière du Parlement européen lors d’un débat consacré au programme de travail législatif de la Commission européenne, Marielle DE SARNEZ, a jugé « ce programme trop timide, au regard des bouleversements et des enjeux d’aujourd’hui. Pour la vice-présidente du groupe ADLE,« on est en droit d’attendre plus d’ambition de la part de la Commission, d’autant plus que José Manuel Barroso s’y était engagé. »
Marielle de Sarnez a poursuivi : « Sur la régulation financière, je comprends tout à fait ce qu’essaye de faire Michel Barnier, ça va dans le bon sens. Mais je crois qu’on aurait pu aller plus loin et envisager d’autres pistes: telle la séparation des activités bancaires, la taxation des mouvements financiers ou l’interdiction pure et simple de produits dérivés – aujourd’hui envisagée aux États-Unis ».
« Plus important encore pour moi, je crois qu’on doit absolument tout faire pour privilégier l’économie réelle, les investissements durables, qui sont eux créateurs d’emplois, sur l’ultra financiarisation aujourd’hui de l’économie. Et j’aimerai bien qu’on travaille à des projets complets qui iraient dans ce sens; aujourd’hui je ne les vois pas dans ce programme ».
« Je crois aussi qu’on a besoin de grands projets. Sil y a bien un moment utile pour relancer l’idée d’Europe ferroviaire, c’est bien aujourd’hui avec la crise que nous avons vécu. Nous avons 28 000 vols aujourd’hui par jour dans l’Union européenne, c’est bien le moment de relancer cette Europe ferroviaire dont on parle depuis des décennies », a déclaré Marielle de Sarnez. « Mais je crois que rien ne se fera sans une vraie coordination économique et une gouvernance économique », a-t-elle ajouté
. De ce point de vue, je regrette que ce soit le Conseil qui soit en charge d’un groupe de travail sur cette question; j’aurai préféré que ce soit votre Commission. On a un besoin vital de coordination budgétaire, économique, industrielle. On a besoin de créer un Fonds Monétaire européen et de l’assortir à une mise en œuvre en parallèle de mesures d’assainissement des finances publiques des États membres. On a besoin de travailler, même si c’est un mot qu’on n’utilise plus, à une convergence fiscale, je pense notamment à la question de l’impôt sur les sociétés. On aura besoin de travailler à une ressource propre pour le budget de l’Union. Je crois que ceci serait des gestes forts, de nature peut être à retrouver un peu du chemin de la croissance », a souligné l’eurodéputée démocrate.
« Un mot encore sur la future stratégie économique de l’Union pour 2020. Je vous en prie : ne renoncer pas à des objectifs chiffrés en matière de pauvreté et en matière d’éducation. Je crois donc de ce point de vue, vous aurez le soutien du Parlement européen tout entier. Il s’agit là du modèle de société européen que nous voulons et que nous aimons », a conclu Mme de Sarnez .
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