Modem TV
Sylvie Goulard : « Eviter les abus de brevets, tout en permettant la compétitivité » des PME européennes.
29 novembre 2010
Communiqués de presse
Réchauffement climatique: l’Union européenne doit prendre ses responsabilités !
26 novembre 2010
Il est nécessaire d’aborder le prochain sommet consacré à la lutte contre le changement climatique avec quelques données en tête : selon une récente étude du Global Carbone Project (organisme international de recherche sur la lutte contre le réchauffement climatique), la quantité des émissions de gaz à effet de serre a encore augmenté de 3% en 2010 malgré une légère baisse constatée lors de l’année 2009 principalement due aux délocalisations de notre industrie sur d’autres continents et à la crise économique et financière. Il est maintenant acquis qu’une hausse de 2 degrés des températures mondiales se profile. Notre environnement ne résisterait pas à une hausse encore plus rapide car elle engendrerait d’innombrables conséquences. L’Agence Internationale de l’Energie prévoit de son côté une hausse de 3,5 degrés à moyen terme si les gouvernements n’agissent pas davantage qu’ils ne le font aujourd’hui.
À ne rien faire, Le réchauffement climatique pourrait même atteindre sept degrés d’ici 2100 ! (Source : l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam)
Le constat est implacable : en l’état actuel, nos engagements ne sont pas susceptibles de minimiser les dégâts du changement climatique.
Bref, nos gouvernements doivent faire plus, et plus vite.
L’Europe le sait mais elle suspend à la signature d’un accord global son ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2020… On connait les réticences. On sait qu’une poignée d’industriels européens guidée par des intérêts de très court terme et aveuglée par le cynisme a financé des sénateurs climato-sceptiques aux Etats-Unis. Que le jeu de billard à deux bandes consistait à bloquer le Sénat américain pour venir mielleusement demander ensuite aux politiques européens de ne pas aller de l’avant, évoquant leur isolement supposé !
Devant l’évidence des faits, peut-on encore douter de l’urgence de la situation ? Comment ne pas croire que l’effort à fournir s’impose à tous, à l’échelle mondiale ?
S’il est vrai que la lutte contre le changement climatique s’est imposée depuis quelques années comme l’un des enjeux majeurs de l’agenda politique, toutes les tentatives de conciliations internationales sensées enfin agir pour que nous ayons à l’échelle mondiale un mode de vie plus respectueux de notre environnement ont été des pétards mouillés ! Une fatigue perceptible et compréhensible sur des déclarations aussi éloquentes que creuses s’installe désormais. Concentrons notre attention sur l’évaluation des résultats. Nous n’avons pour l’instant que de bien faibles seuils plancher concernant nos émissions de gaz à effet de serre. Qui plus est, concernant l’efficacité énergétique et le taux de 20% d’énergies renouvelables à atteindre en 2020, le compte n’y est absolument pas ! Il en est d’ailleurs de même à propos des investissements dans le domaine de la recherche, pourtant si vitaux.
La conférence de Copenhague, montée en épingle, a montré tout le ridicule des rivalités entre Etats membres au sein de l’Union européenne. Le pire serait que Cancun se résume à un Copenhague bis : « parole et parole » surmédiatisées dont on nous promet des avancées divines, et qui finalement n’accouchent que d’une souris, conséquence d’une discorde généralisée et de la confrontation entre intérêts privés et nationaux. Triste spectacle.
Après la déception du sommet de Copenhague, une autre conférence s’est tenue à Nagoya au Japon sur un autre sujet : la biodiversité. Moins médiatique, peu suivie, sans grand show politique. Pour quel résultat ? Et bien oui, des avancées « globalement positives » ! L’inverse de Copenhague en somme. Tout n’est pas réglé bien évidemment mais plusieurs avancées en faveur de la biodiversité et des écosystèmes sont actées. Une petite respiration pour toutes les espèces vivantes qui nous entourent, une leçon de méthode bienvenue pour les prochaines étapes, à commencer par Cancun.
L’enjeu de cette échéance est simple : les Etats qui ont jusqu’ici rechigné à prendre activement part à la lutte contre le réchauffement climatique (Chine et Etats-Unis en tête) doivent désormais prendre leurs responsabilités. Cela passe par l’adoption d’engagements ambitieux mais surtout juridiquement contraignants pour chaque Etat, en adéquation avec les possibilités de chacun.
Si d’aventure, Cancun se révélait être un échec de plus, alors, l’Europe doit, sans plus attendre, mettre en œuvre de son côté des mesures ambitieuses, réalistes, efficaces et créatrices d’emplois non- délocalisables: aller vers une réduction de 30% des gaz à effet de serre à l’horizon 2020.
Tel est le prochain défi européen en matière de lutte contre le changement climatique.
(Tribune publiée dans le Journal Médiapart: http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/261110/climat-leurope-doit-sengager)
Communiqués de presse
G20: « La Présidence française ne sera utile que si elle se place d’emblée dans un cadre européen », déclare Marielle de Sarnez.
24 novembre 2010
Intervenant aujourd’hui en session plénière du Parlement européen à Strasbourg lors d’un débat relatif aux résultats du récent Sommet du G20 à Séoul, Marielle de Sarnez, première vice-présidente du Mouvement Démocrate, en charge des Affaires étrangères et de la Gouvernance mondiale, a déclaré:
« On pourra multiplier les sommets, les rencontres, si l’Europe ne porte pas une vision offensive commune, elle ne pèsera pas et le prochain G 20 se résumera à une face à face Chine/États-Unis duquel nous sortions inévitablement perdants.
Et pourtant les chantiers ne manquent pas. Alors que la zone euro a ses propres difficultés, qui demandent des réponses énergiques en interne, le système monétaire international traverse une période critique, créant pour l’Europe une concurrence aussi détestable qu’injuste. C’est le 1er point : Les européens doivent porter au G 20 le projet d’un nouvel ordre monétaire mondial, reposant sur une unité de compte, basée sur un panier de devises incluant le dollar, l’euro, le yuan.
De même, il nous faut reprendre le chantier de la régulation financière. Les engagements à lutter contre les paradis fiscaux ne sont toujours pas concrétisés. Et l’activité des agences de notation n’est toujours pas encadrée. C’est d’autant plus regrettable que d’autres défis surviennent, notamment la régulation des marchés des matières premières, minérales, fossiles et agricoles. Les européens devraient proposer la création d’une organisation mondiale des matières premières. Un véritable risque pèse sur l’économie mondiale avec la pénurie organisée par certains pays producteurs, notamment la Chine. Et la spéculation sur les matières premières agricoles est profondément immorale, ajoutant aux aléas climatiques un risque supplémentaire de famine.
Sur toutes ces grandes questions, qui concerne on le voit bien, l’équilibre du monde. La Présidence française ne sera utile que si elle se place d’emblée dans un cadre européen. »
Communiqués de presse
Réforme de la PAC : le MoDem satisfait des pistes ouvertes par Bruxelles
18 novembre 2010
Le Mouvement Démocrate se félicite des propositions faites aujourd’hui par la Commission européenne pour lancer le débat en vue de la future réforme de la politique agricole commune (PAC).
Pour Sylvie Goulard, députée européenne du Grand Ouest et en charge des Affaires européennes au sein du shadow cabinet du MoDem: « La Commission part sur de bonnes bases. D’abord elle plaide pour le maintien d’un budget conséquent pour l’agriculture européenne après 2013. Ensuite elle invite les Etats membres à redistribuer de manière plus juste les subventions agricoles, en insistant sur le rôle positif que cette activité peut apporter à l’environnement. Enfin, le commissaire Ciolos s’est beaucoup inspiré de l’excellent rapport de mon collègue de groupe George Lyon, voté à une large majorité par le Parlement européen en juillet dernier, et cela facilitera les négociations avec le Parlement, désormais co-décisionnaire avec le Conseil des ministres de l’Agriculture en matière de législation agricole ».
Pour Marc Fesneau, secrétaire général du MoDem, en charge de l’Agriculture au sein du Shadow-cabinet : « La Commission ouvre de nouvelles perspectives pour l’agriculture européenne et française et permet de tirer partie des perspectives offertes par les nouveaux débouchés alimentaires et non alimentaires.
La refonte du système des primes agricoles est une évolution nécessaire pour tenir compte des disparités entre les systèmes et pour faire face aux défis environnementaux ; cette évolution doit se faire avec le souci de préserver intacts les secteurs de pointe et la compétitivité de l’agriculture.
Le maintien d’une agriculture viable passe en outre par notre capacité à s’assurer dans les accords commerciaux d’une plus grande réciprocité notamment en termes de normes, pour assurer une concurrence loyale avec nos concurrents.
Enfin, le maintien de mécanismes de régulation reste plus que nécessaire ainsi que la capacité à favoriser un meilleur équilibre entre amont et aval des filières. Les récentes crises agricoles viennent démontrer, si besoin en était, la nécessité de ces régulations.
Eurodico
R
15 novembre 2010
« Résolument démocrate… Et toujours écologiste ! ».
Le dernier livre de Jean-Luc Bennahmias.
