Communiqués de presse
Dossier nucléaire français à Bruxelles : « C’est une caricature de ce qu’il ne fallait pas faire ».
25 mars 2011
Pendant qu’au Japon le taux de radioactivité s’accumule, que nous apprenons tous les jours qu’un ou l’autre des réacteurs continue de poser de gros problèmes, les Européens ont le droit d’attendre une évaluation précise des risques et de leurs responsables politiques de la franchise ! Devinez une nouvelle fois où le bât blesse?
Du côté français bien tristement!
Car si l’Union européenne a pris de bonnes décisions, à savoir mener un audit via une autorité indépendante et lancer l’idée des stress tests, on voit que notre gouvernement français, et tout particulièrement son ministre de l’énergie Monsieur Besson, refuse toute expertise européenne indépendante dans laquelle se retrouveraient des experts du nucléaire et des associations européennes de défense de l’environnement, arguant du fait que les autorités françaises sont assez expertes !
En gros : une expertise européenne, oui, mais pour les autres ! Bravo !
Ce n’est pas ça l’indépendance, ce n’est pas cela la transparence ! C’est une nouvelle fois de l’arrogance. Une arrogance coupable, une arrogance qui exaspère et qui, de fait, nous décrédibilise en la matière totalement sur la scène européenne et mondiale.
Avec 143 réacteurs européens qui produisent 30% de l’électricité en Europe, il nous faut renforcer sans tergiverser nos normes communes et tirer « collectivement » tous les enseignements. Un minima en pareil circonstance. Mais c’était à l’évidence trop demander pour la France qui refuse de savoir si nos centrales peuvent résister à des phénomènes naturels exceptionnels comme à des opérations malveillantes ou terroristes. Se replier, se gargariser une fois de plus, que nous sommes les champions du monde aura les effets exactement inverses aux buts poursuivis. Aujourd’hui c’est le secret qui engendre l’angoisse. En ce sens le comportement de la France et de M.Besson à Bruxelles est désastreux! C’est même une caricature de ce qu’il ne fallait pas faire.
Jean-Luc Bennahmias Député européen Vice président du Mouvement Démocrate


