Eurodico

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31 mai 2011

Rachats de dettes souveraines par la Chine.

Marielle de Sarnez interroge la Commission européenne : A la suite des graves problèmes d’endettement de la Grèce mais aussi de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, en quelques mois la Chine a multiplié les rachats de dettes souveraines. La Chine est en train de devenir l’un des principaux créanciers d’Europe au point que selon divers articles de presse, la Banque centrale chinoise détiendrait 7% de la dette souveraine des Etats membres de la zone euro.

La Commission européenne pourrait-elle m’indiquer précisément quel pourcentage de la dette européenne globale est détenu par la Chine, ainsi que la répartition pour chaque pays européen ? 

Communiqués de presse

Rapprochons l’euro des citoyens ! – Paru dans la Tribune.

30 mai 2011

©Mickael CollasAu cours des dernières semaines, le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et le Fonds européen de stabilité financière (FESF), constitués pour venir au secours des pays de la zone euro les plus fragilisés, ont émis trois emprunts consécutifs de plus de 13 milliards d’euros. Ces emprunts ont été sursouscrits de 3 à 9 fois par les investisseurs financiers. C’est la première fois de l’histoire que la Commission européenne (à travers le MESF) et les pays de la zone euro (à travers le FESF) empruntent pour aider un État membre défaillant de la zone euro, en l’occurrence l’Irlande. Ces emprunts concrétisent la volonté politique des gouvernements de la zone euro de mettre en place un mécanisme ambitieux de soutien aux économies les plus fragilisées (ce dispositif sera d’ailleurs pérennisé à partir de 2013 à travers la révision des traités européens).

Ces émissions obligataires passent toutefois inaperçues au-delà des marchés financiers. Elles pourraient pourtant constituer une formidable opportunité de mobiliser les citoyens européens autour de la défense de leur monnaie. De récents sondages ont illustré l’attachement des opinions européennes à la monnaie unique. Pourquoi alors ne pas avoir proposé que les banques vendent directement à leurs guichets ces obligations à tous les citoyens qui voudraient librement y souscrire ? Conséquence à la fois du processus de désintermédiation et de dématérialisation, il n’y a quasiment plus de lien entre le citoyen et la souscription à l’emprunt public. Les souscriptions sont réservées aux investisseurs financiers. Nombre de citoyens détiennent pourtant, sans le savoir, des obligations souveraines de leur propre pays et des pays voisins à travers les assurances-vie et OPCVM. Sait-on par exemple que, via les investisseurs financiers, sur les 74 % des titres de la dette publique allemande détenus par des non-résidents, près de 25 % le sont par des résidents en France, Italie et Benelux ? De même, l’Allemagne détient 13 % des titres de la dette publique espagnole et la France près de 19 % de celle des Pays-Bas.

À un moment où l’Europe est souvent décriée pour son approche trop « technocratique », proposer aux citoyens de souscrire directement à des obligations souveraines européennes constituerait une initiative significative. Le sentiment d’appartenir à une véritable communauté de destin solidaire et non plus à une simple zone économique de libre-échange dotée d’une monnaie commune s’en trouverait naturellement renforcé. Dans un contexte certes différent, Georges Clemenceau ne disait-il pas, en 1915, que le succès d’un emprunt est « la suprême attestation de la confiance que la France se doit à elle même » ? Notons en outre que, lors des souscriptions ces dernières semaines, le MESF et le FESF ont émis à un taux supérieur au taux d’émission en Allemagne (entre 0, 2 et 0, 5 % d’intérêt). Pourquoi ne pas faire directement profiter les épargnants européens de cette prime ? En 2011, près de 35 milliards d’euros seront levés par le MESF et le FESF et, à terme, 440 milliards d’euros pourraient être mobilisés. Il n’est pas innocent que les gouvernements chinois et japonais aient annoncé leur intention de souscrire à ces emprunts (l’Asie a obtenu 38 % des titres lors de l’émission du FESF le 25 janvier), ce qui d’ailleurs en inquiète légitimement certains. Ouvrons dans ce contexte la souscription prioritairement à tous les épargnants qui souhaitent exprimer ainsi leur confiance en l’euro.

Enfin, cette démarche sensibiliserait les opinions à d’autres projets d’emprunts communs ambitieux. Comme celui de la Commission d’émettre des « project bonds », c’est-à-dire des emprunts pour financer des projets d’infrastructures ou énergétiques européens. Ou encore la mise en place d’un marché obligataire commun à travers les eurobonds. Il appartiendra alors à une Agence européenne du Trésor d’émettre pour le compte des États de la zone euro des obligations en commun. Soutenu notamment par le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, c e projet fait malheureusement l’objet d’une opposition des gouvernements français et allemand. C’est pourtant une avancée tellement logique dans l’histoire de la convergence économique de l’Europe que cela finira par se mettre en place.

Par Stéphane Cossé, membre du comité d’orientation d’EuropaNova, et Robert Rochefort, publié dans « La Tribune ».

Modem TV

Faut-il réformer les Accords de Schengen ?

23 mai 2011

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Communiqués de presse

« Pas un euro de plus pour ITER ! », selon Jean-Luc Bennahmias.

13 mai 2011

La semaine prochaine (du 16 au 18 mai) une délégation du Parlement européen dont je ferai partie se rendra sur le site de Cadarache pour une mission d’évaluation du programme ITER. En 2006, date de signature de l’accord international, le budget du projet était estimé à environ 6 milliards d’euros. Depuis les coûts ne cessent d’augmenter de façon exponentielle : la réalisation d’ITER coûterait aujourd’hui près de 16 milliards d’euros ! La facture ne cesse de se rallonger alors que dans le contexte actuel, si on voulait rajouter des fonds pour financer les différents modes de production énergétique, ce n’est certainement pas là qu’il faudrait les mettre !

Si la recherche est une bonne chose -même si le budget recherche doit être diversifié- ITER doit aujourd’hui faire avec les moyens à sa disposition ! Pas question d’accorder un euro de plus ! Le site de Cadarache est, en effet, un site important pour la recherche nucléaire, fusion et fission. Il faudrait d’ailleurs en finir avec la confusion ! On ne le répètera jamais assez : il y a une différence entre le nucléaire fusion (ITER) et le nucléaire fission ! Donc ne mélangeons pas les deux ! La fusion est moins dangereuse que la fission -même s’il y a quand même des éléments radioactifs (comme le tricium) dans la fusion- mais le problème réside dans l’augmentation exponentielle du coût du projet ITER et l’incertitude sur son devenir, l’hypothèse de production énergétique s’étalant au moins sur 50 ans !

Qui plus est, il ne faut pas oublier les risques sismiques: le site de Cadarache se trouve en plein sur une faille ! Donc il faudrait aussi s’interroger sur les risques sismiques pour toutes les infrastructures de recherche du site. Car comme nous venons malheureusement de le voir en Espagne, les tremblements de terre touchent aussi notre continent. Or nous sommes aujourd’hui dans l’impasse par rapport à cette évaluation des risques : la Commission européenne et les Etats membres, réunis hier à Bruxelles, ont été incapables de prendre une décision sur les critères des futurs « stress tests » des centrales nucléaires en Europe ! Deux mois après la catastrophe de Fukushima l’ambition de départ de remettre à plat toutes les conditions de sécurité et la situation de chacune des installations nucléaires en Europe parait aujourd’hui bien lointaine ! 

Jean-Luc Bennahmias, Député européen, Vice Président du Mouvement Démocrate

Communiqués de presse

Ashton doit prendre des mesures immédiates pour la Syrie.

9 mai 2011

Alors que les troupes armées appuyées par des chars sont entrés dans la ville de Banias pour réprimer les mouvements de contestation, les députés européens de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux participaient à la première conférence euro-arabe au Caire du 5 au 7 mai. 

Cette rencontre a réuni des démocrates et des libéraux venus de tout le monde arabe, y compris des représentants des partis impliqués dans les récentes révolutions et des représentants de pays où les révoltes durent toujours. Les participants ont ainsi pu échanger sur la situation préoccupante en Syrie. 

Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen, a déclaré : « toutes les personnes présentes, Arabes comme Européens, sont d’accord sur l’importance d’apporter une réponse rapide à la Syrie. Le Parlement européen doit débattre mercredi des réalisations du service d’action extérieure européen, au regard notamment des récents événements en Syrie. La Haute-Représentante, Catherine Ashton, devra obtenir un accord du Conseil sur, au moins, les quatre grands points suivants:

  • Imposer un embargo sur les armes à la Syrie;
  • Geler les avoirs des dirigeants syriens et à minima de la famille Assad
  • Imposer des interdictions de voyage ciblant les membres de la famille Assad;
  • Déclarer que l’UE ne reconnait aucun des membres de la famille Assad comme représentant du peuple syrien et que les responsables seront tenus de répondre de leurs crimes.

Le temps de la réflexion et de l’hésitation est terminé. Nous attendons un message clair et sans équivoque de la part de la Haute-Représentante avant le débat de mercredi. »

Marielle de Sarnez, vice-présidente du groupe ADLE et porte-parole pour les relations avec l’Egypte a déclaré : « Les ministres européens des Affaires étrangères et les chefs d’État doivent se réunir d’urgence pour définir une position commune et un ensemble de réponses à ces révolutions arabes pour la démocratie et notamment pour la Syrie, à l’heure où des vies humaines sont chaque jour à déplorer faute d’action de notre part. »

 

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