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Communiqués de presse

Un nouveau dispositif ouvrira davantage les marchés pour les produits agricoles européens de qualité de l’UE

15 avril 2014

Sylvie GOULARD (MoDem, France), porte parole de l’ADLE sur ce dossier, a déclaré: « Seul un consommateur européen sur sept reconnaît actuellement les logos des aliments et des boissons qui bénéficient de régimes de qualité de l’UE comme l’indication géographique protégée. » « Une des plus grandes réalisations de l’ADLE a consisté à garantir que les produits locaux et traditionnels bénéficiant d’un statut protégé de l’UE soient éligibles pour un financement supplémentaire afin d’augmenter leurs exportations et de conquérir de nouveaux clients, tant en Europe qu’à l’étranger. Nous avons insisté pour que les décisions concernant la sélection des projets éligibles soient faite au niveau de l’UE, afin de garantir qu’il y ait une réelle valeur ajoutée pour les programmes européens de promotion et des conditions équitables pour tous les candidats« . « Nous sommes également intervenu pour qu’un accent particulier soit mis sur l’ouverture des marchés dans les pays tiers dotés d’un potentiel de croissance le plus élevé, notamment ceux avec lesquels l’UE a négocié ou négocie des accords commerciaux bilatéraux. » « Cela aidera les entreprises à renforcer la réputation des aliments de haute qualité et bons pour la santé produits au niveau européen et à consolider le secteur agricole de l’UE sur le marché mondial de plus en plus concurrentiel. »

L’accord européen sur la faillite ordonnée des banques est insuffisant

19 mars 2014

Le Monde.fr | 19.03.2014

 

Une négociation européenne majeure est en cours. Technique en apparence, puisqu’elle touche à la faillite ordonnée des banques (banking resolution en anglais), elle est en réalité très sensible.

 

C’est d’abord un enjeu majeur pour la zone euro : sur le continent européen, ce sont essentiellement les banques qui financent les investissements des entreprises et des ménages. Le retour d’une croissance durable passe par l’octroi de crédits bancaires, notamment aux PME, dans de meilleures conditions. En outre, cette législation vise à faire supporter les conséquences des défaillances des banques par leurs propres créanciers et non plus par les contribuables.

 

C’est aussi, tout particulièrement, un défi pour la France : notre pays possède de grands établissements bancaires qui, pour certains, sont bien implantés dans d’autres Etats membres de l’Union européenne. En acceptant de placer la supervision des banques françaises sous la surveillance de la Banque Centrale Européenne (BCE), la France a apporté une pierre importante à la construction d’un marché sans frontières des services financiers.

 

Mais si la BCE recommandait la restructuration voire la faillite d’une banque, il faudrait pouvoir agir vite et bien. Cela suppose notamment que trois conditions soient remplies :

 

– Une autorité identifiée, indépendante (c’est-à-dire échappant aux interférences politiciennes) devrait pouvoir décider en un week-end ;

 

– Les contributions des banques devraient être placées dans un fonds mutualisé puisqu’elles servent un intérêt commun : la stabilité de la zone euro ;

 

– Enfin, sous une forme ou sous une autre, une ligne de crédit (« backstop » en anglais) devrait être disponible, en gardant à l’esprit qu’il s’agit de sommes limitées, remboursées au terme des opérations de restructuration, et non de fonds considérables destinés à remettre à flots un établissement.

 

Sur ces trois points, l’accord conclu par les ministres des finances en décembre 2013 n’est pas satisfaisant : le processus de décision est trop complexe ; les fonds sont séparés en compartiments nationaux, bien qu’il s’agisse d’argent provenant d’établissements privés ayant une activité par delà les frontières. Enfin, la ligne de crédit reste évanescente. Le projet initial de la Commission européenne était plus sérieux. Le Président de la BCE Mario Draghi a alerté sur les risques que le projet des ministres fait courir à la stabilité financière.

 

Au motif que la mandature s’achève, le conseil des ministres essaie de pousser les parlementaires européens à accepter ce compromis quasiment en l’état. A une très large majorité, le Parlement européen a voté un dispositif plus rigoureux. Il n’y a pas de raison de céder sur des points de principe : pour les entreprises et les ménages européens, comme pour les investisseurs étrangers, mieux vaut faire un bon travail que bâcler un accord qui, à la première difficulté, se révèlerait défaillant. Traumatisée par le fait d’avoir été appelée au secours de certains pays de la zone euro, l’Allemagne renâcle. Les autorités françaises devraient tout particulièrement s’employer à convaincre le gouvernement allemand qu’il est dans son intérêt de ne pas créer d’incertitudes juridiques, ni d’affaiblir ses partenaires qui sont aussi ses clients. La zone euro est un tout. Nier l’interdépendance n’est pas rationnel.

 

Sylvie Goulard, députée européenne (ALDE), et Jacques de Larosière, Président d’Eurofi.

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/19/l-accord-europeen-sur-la-faillite-ordonnee-des-banques-est-insuffisant_4385563_3234.html?xtmc=goulard&xtcr=1

Peugeot : et si l’on avait pensé à une réponse européenne ?

4 mars 2014

Dans Les Échos, Robert Rochefort revient sur la gestion du cas Peugeot et regrette l’absence de réponse européenne.« Qu’il ait fallu sauver Peugeot, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Que la méthode retenue soit la bonne n’a rien d’évident. Presque tout a été dit sur la situation catastrophique de la marque au lion : capitalisme trop familial, échec des partenariats précédents avec les constructeurs américains, absence de filiales, développement des modèles low cost… la crise a fait le reste et les lourdes pertes se sont accumulées. La recapitalisation s’imposait, mais les modalités n’en sont jamais innocentes. Tout apporteur d’argent frais accompagne son chèque d’une ferme intention de voir pris en compte son intérêt stratégique. Dongfeng et la France n’ont pas les mêmes.

Pour l’entrepreneur chinois il n’y a pas de doute : il s’agit de bénéficier du savoir-faire français pour inonder le marché chinois de véhicules à la pointe de la technologie du moment, et non pas avec des modèles recyclés ou en fin de vie comme les constructeurs le faisaient jadis dans les pays sous-développés et, s’il le peut, de la transférer sur ses propres produits. Compte tenu des croissances respectives des marchés considérés (exponentielle en Chine et stagnante en France), la recherche-développement du nouveau groupe Peugeot basculera inévitablement d’ici à quelques années vers l’empire du Milieu.

La France pourra-t-elle l’empêcher ? Non, et cela pour deux raisons. Comme tout administrateur d’une société, l’Etat a un devoir absolu : celui de défendre les intérêts de l’entreprise et non pas les siens propres. S’il enfreignait cette règle, tous les autres actionnaires pourraient le lui reprocher devant les tribunaux. C’est ainsi que, possédant 15 % de Renault, l’Etat n’a jamais pu empêcher le transfert et la production de ce constructeur vers les pays à bas salaires car, malheureusement, il était évident que, du strict point de vue de l’entreprise – pas de celui de ses salariés -, ces décisions étaient les bonnes. La seconde raison renforce la première : la Commission européenne oblige un État qui investit dans une entreprise privée en difficulté à ne le faire que pour une période limitée, destinée à la sauver, ce qui affaiblit de facto son influence sur le long terme.

Existe-t-il une alternative ? Oui, mais quelque peu théorique car le temps qui pressait n’en rendait pas possible la mise en pratique. Celle d’adosser Peugeot à un ou plusieurs autres constructeurs européens. Si l’Europe veut continuer à peser sur une planète globalisée en pleine course de vitesse, il lui faut construire des leaders mondiaux, comme elle a su le faire dans l’aéronautique, par exemple, mais qui restent appuyés sur un large marché domestique, étendu aux 500 millions d’Européens. Et là, tout reste à faire. Plutôt que d’encourager chaque industriel « national » à se vendre séparément à de riches asiatiques, il serait bien préférable de construire de puissantes alliances intra-européennes préalables à des accords avec des grandes entreprises d’autres continents.

Le pouvoir politique peut et doit intervenir en favorisant ce type de concentration européenne. Ce qui va, il faut le dire, à l’inverse de la doctrine actuelle de la Commission telle qu’elle prévaut à Bruxelles. Il est donc indispensable d’en inverser la philosophie, ou plutôt de l’adapter à la mondialisation. Les marchés « pertinents », comme disent les spécialistes pour apprécier la constitution de monopoles, doivent désormais être étendus à la planète pour de nombreuses industries. C’est ainsi, et seulement ainsi, qu’un capitalisme innovant avec de très grandes entreprises pourra se développer et assurer le retour de la croissance dans le Vieux Continent. Et ce qui vaut ici pour l’automobile concerne évidemment la grande vitesse ferroviaire, l’énergie (à condition d’être d’accord sur les filières à développer), le médicament… entre autres. »

Marielle de Sarnez: « Maintenant la question c’est l’avenir de l’Ukraine »

27 février 2014

 

 

 

 Intervenant aujourd’hui au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, lors d’un débat consacré à la situation en Ukraine, Marielle de SARNEZ, vice-Présidente du MoDem, qui s’est rendue de nombreuses fois à Kiev, et encore la semaine dernière lors du renversement du régime Ianoukovitch, a déclaré :

« Mes premières pensées vont évidemment à tous ceux qui sont tombés sous les balles à Maidan. Toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont été prêts à donner leur vie à Kiev, l’ont fait au nom de valeurs dont ils sont aujourd’hui privées : valeurs d’État de droit, d’indépendance de la justice, de dignité humaine, de respect des libertés publiques et privée. Ceci mérite d’être souligné ici, en Europe, où nous bénéficions de l’ensemble de ces valeurs.

On peut considérer que l’Europe a tardé à agir. Sans doute aurait- elle dû le faire dès le lendemain des évènements du 30 novembre. Mais il faut aussi noter que lorsque l’Europe décide enfin d’agir, qu’elle le fait en cohérence, en parlant d’une seule voix et en prenant de bonnes décisions, à ce moment-là elle peut faire bouger les choses. C’est ce qu’elle a fait avec la décision du Conseil européen sur les sanctions et avec l’envoi d’une médiation européenne. Maintenant la question c’est l’avenir de l’Ukraine. Ce que veulent les Ukrainiens qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest c’est écrire une page nouvelle de leur pays. Lorsqu’ils regardent vers l’Europe, ils voient l’Europe comme un levier de progrès, un levier de progrès démocratique pour toutes ces valeurs dont nous venons de parler et un levier de progrès économique.

 L’urgence c’est de relever l’économie du pays. L’urgence c’est de moderniser l’économie, de moderniser l’agriculture. L’urgence c’est d’en finir avec la corruption. Alors il faut que nous soyons à leurs côtés, que nous organisions une conférence des donateurs. Il faut une aide d’urgence et il faut que nous les aidions à lutter contre la corruption  qui a gangréné la classe politique ukrainienne.

Sur la Russie, oui il faut parler avec Poutine mais Poutine doit comprendre que l’avenir de l’Ukraine doit s’écrire par les Ukrainiens et en Ukraine. Nous pouvons parler avec lui en particulier pour que le prix du gaz ne soit plus un prix politique qui vole au gré des temps et un prix dû au chantage politique.

Sur les perspectives européennes, nous sommes tous Européens. Nous avons un destin commun. Mais je pense qu’il nous faudrait distinguer dans l’avenir ce qui relève d’une Union européenne intégrée politiquement et ce qui peut être demain l’organisation d’une Europe plus large par cercles. »

 

Violences à Kiev : « Combien de morts faudra-t-il encore avant que l’Europe agisse ? »

19 février 2014

« Depuis fin novembre les Ukrainiens sont réunis place Maidan à Kiev  pour réclamer plus d’État de droit, plus de liberté, plus de démocratie. Mais loin d’obtenir des avancées, les manifestants font face depuis plusieurs semaines maintenant à une escalade de violence de la part des forces armées.

Aujourd’hui, 9 personnes seraient mortes (sept civils et deux policiers) et 150 blessées lors d’affrontements. En réponse, le pouvoir menace de donner l’assaut contre les manifestants pour faire revenir le calme dans la capitale. Or c’est justement la violence qui conduit l’opposition à se radicaliser.

Combien de morts faudra-t-il encore avant que l’Europe agisse ? Les dirigeants européens ne peuvent se limiter à des déclarations de principe et des appels au calme. L’Union européenne doit sans tarder user de tous ses moyens et instruments sur l’actuel gouvernement et appliquer des sanctions financières et économiques comme par exemple le blocage des transactions financières des banques du pays avec l’extérieur. »

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